Les travaux de la soixantième session ordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations unies se sont ouverts lundi 8 septembre à Genève, en Suisse. Jusqu’au 3 octobre 2025, plus de soixante rapports seront examinés, présentés par le Secrétariat de l’ONU, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, des experts indépendants ainsi que divers organes d’enquête. Ces documents portent sur la situation des droits humains dans plus de quarante pays à travers le monde.
Cette session est marquée par une attention particulière accordée à la mémoire et à la reconnaissance des souffrances infligées aux populations congolaises, victimes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’actes à caractère génocidaire. Une délégation officielle en provenance de Kinshasa, composée notamment des ministres de la Justice, des Droits humains, de la Communication et Médias ainsi que de la vice-ministre des Affaires étrangères, prend part aux travaux.
Dans une intervention diffusée en visioconférence, le président Félix-Antoine Tshisekedi a rappelé que ces assises représentent « un espace de parole essentiel » pour éclairer les consciences et mobiliser la communauté internationale face aux violences qui endeuillent l’Est de la République démocratique du Congo depuis plus de trois décennies.
Le plaidoyer du chef de l’État, centré sur la nécessité d’une justice réparatrice et d’une paix durable, s’est articulé autour de trois axes majeurs
la prise en compte de la cartographie des crimes commis en RDC au cours des trente dernières années ;
l’établissement de l’existence de génocides sur le territoire national, conformément aux critères du droit international ;
la mise en place d’une justice transitionnelle adaptée aux réalités congolaises, garantissant vérité, poursuites et réparation pour les victimes.
Le message présidentiel a été projeté dans la salle XVII Emirates Room du Palais des Nations, lors de l’ouverture de la conférence scientifique sur le « Génocost », organisée en marge de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme.
Ben Kapuku







