La République démocratique du Congo, par l’entremise de sa Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a présidé ce mercredi 8 juillet la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée aux violences sexuelles liées aux conflits, dans le cadre de sa prise de fonction à la tête de cette institution.
La cheffe du gouvernement congolais a dénoncé un phénomène qui, selon elle, ne constitue pas un simple « effet collatéral » de la guerre, mais plutôt une véritable « méthode » utilisée pour terroriser, déplacer et briser les communautés. Elle s’est appuyée sur le rapport des Nations Unies pour établir un lien direct entre ces violences et l’occupation de certaines zones de la RDC par des groupes armés ainsi que par des « forces étrangères, dont le Rwanda ».
À titre de rappel, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka avait tenu, mardi, plusieurs séances de travail au siège des Nations Unies afin de préparer la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU assurée par la République démocratique du Congo.
Ces séances ont notamment porté sur des échanges avec la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelles en période de conflit, Pramila Patten, ainsi que sur la coordination des priorités défendues par la RDC dans le cadre de sa présidence du Conseil de sécurité.
John Kalala







