Le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), Aimé Boji, a appelé à la création d’un tribunal international chargé de juger les auteurs des crimes commis dans l’Est du pays. Son appel a été lancé mardi à travers un message publié sur son compte X.
Dans sa publication, le président de l’Assemblée nationale a estimé que, trois décennies après le génocide rwandais, la RDC continue de subir les conséquences d’un conflit marqué par des violences de grande ampleur.
« Trente ans après le génocide rwandais, la RDC porte encore les stigmates d’une tragédie qui n’a que trop duré : 10 millions de morts, massacres, viols, déplacements et pillage. Une génération n’a connu que la guerre. Il est temps de rendre justice. Un Tribunal international s’impose », a-t-il déclaré.
À travers cette prise de position, Aimé Boji appelle la communauté internationale à soutenir la mise en place d’un mécanisme judiciaire international destiné à poursuivre les responsables des crimes les plus graves perpétrés dans l’Est de la RDC. Cette région demeure confrontée depuis plusieurs décennies à l’activisme de nombreux groupes armés, à des violations répétées des droits humains et à une crise humanitaire persistante.
La question de la lutte contre l’impunité reste au cœur des revendications des autorités congolaises et des organisations de défense des droits humains, qui plaident régulièrement pour que les auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres violations graves répondent de leurs actes devant une juridiction compétente.
Solange Makwanya







