Lancement ce dimanche 30 novembre à Kinshasa de l’épreuve écrite du concours de recrutement de la 10ᵉ promotion de l’École Nationale de l’Administration (ENA), session 2025-2026. Une étape décisive pour « rajeunir l’administration publique » et la rendre « qualitative et compétitive ».
Le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau qui a lancé ces épreuves, devant les candidats réunis à l’Université Protestante au Congo (UPC), a insisté sur la rupture totale avec les pratiques de recrutement complaisant. Pour lui, seule la compétence doit désormais guider l’accès à la fonction publique.
« Nous voulons inverser la tendance passée où il y a eu trop de recrutements de complaisance, sans tenir compte des profils et des compétences. Notre objectif est de faire de l’administration le véritable socle de l’État, et ce de manière compétitive, en donnant les mêmes chances à tous les enfants de la République », a déclaré Jean-Pierre Lihau.
Il a également souligné que les candidats présents sont le symbole de cette nouvelle ère :
« Vous êtes là pour nous aider à faire tomber le système de recommandation et de privilèges, afin de laisser place à la méritocratie. Personne ne vous a recommandés. Vous êtes ici parce que vous le méritez. »
Pour cette 10ᵉ promotion, 11 313 candidats concourent à travers le pays, dont 8 598 hommes (76 %) et 2 715 femmes (24 %).
À Kinshasa, les épreuves se sont tenues à l’Université Protestante au Congo et à la Haute École de Commerce de Kinshasa, où le ministre a effectué une visite pour encourager les candidats venus de différents coins de la capitale.
Ben Kapuku







