Lutte contre la contrebande : la RDC engage la réforme de sa filière aurifère

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La République démocratique du Congo (RDC) entend reprendre le contrôle de sa filière aurifère, longtemps fragilisée par la fraude et les circuits parallèles. Face à la persistance de la contrebande et au manque à gagner pour le Trésor public, le gouvernement a décidé de mettre en place une stratégie de réorganisation visant à sécuriser la chaîne de commercialisation de l’or et à accroître les recettes de l’État.

‎Au cœur de cette réforme figure l’instauration d’un système national de traçabilité. Celui-ci prévoit l’interconnexion des comptoirs d’achat agréés avec la Banque centrale du Congo (BCC) et l’administration minière. L’objectif est double : sécuriser les transactions et centraliser les paiements afin d’améliorer la transparence des flux financiers liés à l’or.

‎Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes autour des faibles volumes d’or déclarés par certains comptoirs. Parallèlement, les statistiques d’exportation d’or publiées par l’Ouganda alimentent les soupçons d’une contrebande d’or congolais transitant par les pays voisins. Ces écarts entre la production estimée en RDC et les volumes officiellement exportés renforcent la nécessité d’un encadrement plus strict du secteur.

‎Outre la traçabilité, la stratégie gouvernementale vise à rendre le circuit officiel plus attractif pour les opérateurs. Des incitations économiques sont envisagées afin d’encourager les exploitants artisanaux et les négociants à privilégier les voies légales. Les autorités prévoient également un renforcement des contrôles aux frontières ainsi qu’une consolidation de la coopération régionale pour mieux lutter contre les réseaux transnationaux de trafic d’or.

‎À travers cette réforme, la RDC ambitionne non seulement de maximiser les revenus issus de l’exploitation aurifère, mais aussi d’assainir durablement un secteur stratégique pour son économie. La réussite de cette démarche dépendra toutefois de la rigueur dans l’application des mesures annoncées et de l’engagement coordonné des différentes institutions impliquées.

‎Solange Makwanya

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