Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete a condamné à la peine de mort, jeudi, Josué Kaniki Kasongo, reconnu coupable de meurtre et d’anthropophagie à l’issue d’un procès tenu en audience foraine dans la commune de Kisenso.
Selon les éléments présentés au tribunal, l’accusé a été reconnu coupable d’avoir tué sa propre mère dans leur résidence située à Kisenso, avant de conserver une partie de la chair de la victime dans l’intention de la consommer. Les faits, d’une rare gravité, ont profondément choqué l’opinion publique locale.
Le procès s’est déroulé en flagrance, en présence d’une foule nombreuse venue assister à cette audience publique organisée au plus près du lieu du drame. Les juges ont estimé que les charges retenues contre le prévenu étaient établies au-delà de tout doute raisonnable, justifiant ainsi la peine la plus lourde prévue par la législation congolaise.
Au cours des débats, le ministère public a requis une sanction exemplaire, soulignant la cruauté des actes et l’émoi suscité au sein de la communauté. La défense, pour sa part, a tenté de plaider des circonstances atténuantes, sans parvenir à infléchir la décision de la cour.
Cette condamnation relance le débat sur l’application de la peine de mort en République démocratique du Congo, dans un contexte où les questions relatives aux droits humains et à la politique pénale continuent d’alimenter les discussions au sein de la société civile.
Solange Makwanya







