Le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a déclaré samedi devant des militants de son parti que la Constitution de 2006 sera « touchée ». Selon lui, cette loi fondamentale, adoptée au lendemain de la transition politique, avait été élaborée pour satisfaire les anciens belligérants et ne correspondrait plus aux réalités actuelles de la République démocratique du Congo.
S’exprimant lors d’une rencontre avec les partisans de l’UDPS, Augustin Kabuya a estimé que le contexte politique ayant conduit à l’adoption de cette Constitution a profondément évolué. Pour lui, une adaptation du texte serait nécessaire afin de répondre aux défis institutionnels et politiques auxquels le pays fait face aujourd’hui.
Au cours de la même intervention, le dirigeant du parti présidentiel a également dénoncé ce qu’il considère comme une campagne malveillante visant l’évêque de Mbuji-Mayi, Emmanuel-Bernard Kasanda. Il a critiqué l’insistance sur l’origine kasaïenne du prélat, estimant que les origines d’autres responsables religieux ne sont pas autant mises en avant dans le débat public.
Augustin Kabuya a par ailleurs qualifié de « méchanceté » certaines attaques visant des personnalités religieuses. Il a notamment jugé inappropriée la diffusion d’une photo montrant l’abbé Donatien Nshole en compagnie de l’ancienne première dame Olive Lembe Kabila.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la question d’une éventuelle révision de la Constitution suscite régulièrement des débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique en République démocratique du Congo.
Solange Makwanya







