Sénat: Guillaume Ngefa réaffirme la suppression du « permis de culte » en RDC

1000544170_11zon
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp

Devant la chambre haute du Parlement, le ministre de la Justice a réaffirmé, mardi, la suppression du « permis de culte », une mesure qu’il qualifie de « sans base légale » et contraire à la liberté de religion garantie par la Constitution.

‎Lors de son intervention au Sénat, le ministre a insisté sur le fait que l’exercice du culte en République démocratique du Congo ne saurait être soumis à une autorisation administrative. « La liberté de religion ne peut être conditionnée à aucun permis », a-t-il martelé, précisant que seule la reconnaissance légale des confessions religieuses, conformément à la loi de 2001 sur les associations sans but lucratif (ASBL), demeure exigée.

‎Dans la même allocution, il a dénoncé les frais imposés aux responsables religieux depuis juillet 2024, variant entre 25 et plus de 100 dollars américains. Selon lui, ces paiements ont été perçus en dehors de tout cadre légal et s’apparentent à une imposition indue.

‎Pour y mettre fin, le ministre a annoncé la mise en place d’une cellule de réception des plaintes ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle afin de garantir le respect de la légalité et de la transparence.

‎Le « permis de culte » avait été rendu obligatoire en 2025 par Constant Mutamba, dans le but d’assainir le secteur religieux en RDC. Cette réforme visait notamment à lutter contre la prolifération des églises dites anarchiques et les dérives attribuées à certains « faux pasteurs ».

‎Concrètement, la mesure imposait l’enregistrement obligatoire des confessions religieuses et de leurs responsables, condition préalable à l’obtention d’une autorisation d’exercer. L’opération de délivrance du permis avait été lancée fin mars 2025, suivie en mai de la même année par une phase d’identification gratuite.

‎ Parmi les exigences figurait notamment la détention d’une personnalité juridique pour les structures religieuses.

‎Cependant, cette initiative avait suscité de vives critiques au sein de l’opinion publique et de la société civile, certains y voyant une atteinte à la liberté de culte. Elle a finalement été abrogée en octobre 2025 par le successeur de Constant Mutamba.

‎Avec cette nouvelle prise de position devant la Chambre haute du Parlement, le gouvernement entend tourner définitivement la page de cette réforme controversée et réaffirmer son attachement à l’État de droit et au respect des libertés fondamentales.

‎Ben kapuku

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Laisser un commentaire