Le ministère des Finances a annoncé qu’il assure désormais le pilotage de la réforme du secteur des jeux d’argent et de hasard en République démocratique du Congo. Cette décision figure dans un communiqué officiel publié le vendredi 10 juillet. Elle fait suite aux résolutions adoptées lors des 21e et 39e réunions du Conseil des ministres, tenues respectivement les 8 novembre 2024 et 11 avril 2025.
Le projet de loi relatif aux jeux d’argent et de hasard, déjà adopté en Conseil des ministres, est actuellement examiné par le Parlement. Dans cette perspective, le Gouvernement a créé la Cellule de surveillance des jeux d’argent et de hasard (CSJA) par l’Arrêté n°003 bis/CAB/MIN/FINANCES/2026 du 29 janvier 2026.
Cette structure est appelée à préparer la mise en place de l’Autorité de régulation des jeux d’argent (ARJA).La CSJA rassemble les principales institutions concernées par la réforme, notamment le ministère du Portefeuille, la Société nationale de loterie (SONAL), les services de sécurité, la Banque centrale du Congo (BCC) et l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC).
Sa mission consiste à coordonner et à superviser les différentes étapes de la modernisation du secteur.Dans le cadre de cette mission, la Cellule déploie actuellement une plateforme nationale de régulation et de supervision des activités liées aux jeux d’argent et de hasard.
Le ministère précise que ce système est développé avec l’appui d’un partenaire technique retenu dans le respect de la réglementation congolaise sur les marchés publics. Le contrat a été conclu après l’obtention des avis de non-objection requis.Selon le communiqué, cette plateforme répond à la norme internationale ISO/IEC 27001:2022, garantissant un haut niveau de sécurité pour les données et les systèmes informatiques.
L’intégration technique de la majorité des établissements de monnaie électronique est déjà achevée, tandis que celle des opérateurs de jeux d’argent se poursuit conformément au calendrier fixé par la CSJA.Le ministère rappelle que la phase pilote de la réforme prendra fin le 30 août 2026. Passé ce délai, les opérateurs qui n’auront pas engagé les démarches de mise en conformité s’exposeront aux mesures administratives et aux sanctions prévues par les textes en vigueur.
En revanche, les opérateurs déjà intégrés à la plateforme nationale bénéficieront d’une dérogation concernant la mise en conformité à la facture normalisée et ne seront pas concernés par les sanctions prévues dans le cadre de cette réforme.Le ministère souligne également que toute initiative menée en dehors des décisions du Conseil des ministres ne saurait engager le Gouvernement. Il invite ainsi les acteurs du secteur à ne conclure aucun partenariat avec une structure de l’État qui ne disposerait pas d’un mandat officiel pour conduire cette réforme.
Enfin, toutes les entreprises actives dans les paris sportifs, les casinos, les loteries, les concours de pronostics ou toute autre activité assimilée sont invitées à s’identifier en remplissant le formulaire mis à leur disposition par le ministère des Finances et à le transmettre au plus tard le 31 juillet 2026.
John Kalala







