Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema a rejeté, lundi, la demande formulée par la défense de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka, alias Rebo Tchulo, qui souhaitait que celle-ci puisse se retirer momentanément de l’audience afin de répondre aux besoins de son enfant présenté comme étant en détresse.
La demande avait été introduite par la défense alors que la chanteuse comparaissait devant la juridiction militaire. Son avocat, Me Jean-Marie Kabengela, avait sollicité un bref retrait de sa cliente, estimant que son enfant avait « besoin de sa maman ».
Le tribunal n’a toutefois pas donné une suite favorable à cette requête. Le président de la composition, le capitaine Guy Kwesh, a indiqué que Rebo Tchulo comparaissait en liberté et qu’aucun élément de preuve ne permettait, selon lui, d’établir que son enfant se trouvait effectivement en détresse.
« La prévenue Rebo comparaît en liberté par la volonté du juge qui l’a voulu ainsi. On n’a pas de preuve qu’elle a un enfant en détresse pour aller à son chevet. Nous n’allons pas accéder à cette demande », a déclaré le capitaine Guy Kwesh.
La défense avait, peu avant, insisté sur la nécessité pour la chanteuse de pouvoir s’absenter quelques instants de l’audience pour s’occuper de son enfant avant de revenir devant le tribunal.
Cette décision intervient alors que l’affaire opposant Rebo Tchulo à la justice militaire se poursuit devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema. La juridiction doit continuer à examiner les différents éléments liés au dossier.
Solange Makwanya







