La République démocratique du Congo (RDC), la République-Unie de Tanzanie et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont adopté, ce jeudi 27 août à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, une feuille de route réaliste pour le processus de rapatriement volontaire des réfugiés congolais vivant en Tanzanie.
Cette adoption a été matérialisée par la signature d’un communiqué final à l’issue de la 8ᵉ réunion tripartite RDC-Tanzanie-HCR, coprésidée par le vice-Premier ministre Shabani Lukoo, pour la RDC, et le vice-ministre Ayoub Mahmoud, pour la Tanzanie.
Au terme d’intenses discussions, plusieurs résolutions clés concernant la situation de quelque 87 000 réfugiés congolais ont été prises.
Le communiqué final, lu par le secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), Éric Mukandila, reprend notamment les principaux engagements suivants :Veiller à ce que tous les retours s’effectuent de manière volontaire et reposent sur un choix éclairé des réfugiés ;Faciliter le rapatriement volontaire vers les zones préalablement identifiées par le gouvernement de la RDC ;Renforcer le système éducatif destiné aux enfants des réfugiés congolais du camp de Nyarugusu, en Tanzanie.
Dans son allocution, le vice-ministre tanzanien a exhorté les partenaires internationaux à financer le processus de rapatriement et à soutenir la réintégration socio-économique des réfugiés en RDC.
Tout en réaffirmant son engagement en faveur de la paix, le VPM Shabani Lukoo a rappelé que la sécurité demeure un préalable indispensable pour garantir un retour sûr et durable, en particulier pour les réfugiés originaires du Sud-Kivu.Il a également invité la Tanzanie et le HCR à s’investir davantage dans la sensibilisation des réfugiés et dans l’application effective des résolutions adoptées.
La cérémonie s’est clôturée par la signature solennelle du communiqué final par les représentants des trois parties, illustrant la volonté des présidents Félix Tshisekedi et Samia Suluhu Hassan de mener ces opérations de rapatriement dans des conditions dignes, sûres et sécurisées.
Solange Makwanya







