Le Gouvernement congolais resserre l’étau autour des trafiquants d’armes. Ce mardi 06 octobre 2026, le Bureau central national (BCN) Interpol RDC et la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre (CNC-ALPC) ont signé un protocole d’accord stratégique destiné à endiguer la prolifération des armes légères et de petit calibre en République Démocratique du Congo.
La cérémonie s’est tenue à Kinshasa sous la supervision du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, représenté pour la circonstance par son Directeur de cabinet adjoint, Élie Nkumbi.
Pour le Ministère de l’Intérieur, ce partenariat répond à une exigence régalienne: reprendre le contrôle sur le cycle de vie des armes en circulation.
Concrètement, les deux institutions vont désormais mutualiser leurs bases de données et leurs expertises pour assurer la traçabilité complète d’une arme, de son origine à son détenteur final.
Il s’agit notamment de retracer son pays et son année de fabrication, ses flux d’importation et d’exportation, ainsi que ses lieux de stockage officiels.
L’objectif final est double: identifier les circuits d’approvisionnement illicites qui alimentent les groupes armés dans l’Est du pays et dans les zones urbaines, et contribuer activement au démantèlement des réseaux transnationaux impliqués dans ce trafic. »
À travers ce partenariat, nous voulons identifier où, quand et comment une arme est entrée illégalement sur notre territoire pour mieux couper ses sources d’alimentation », a indiqué le représentant du VPM Shabani.
La cérémonie s’est achevée sur un appel à une mobilisation générale. Le Ministère de l’Intérieur a invité la Police nationale congolaise, les services judiciaires, les administrations partenaires ainsi que la communauté internationale à s’approprier ce mécanisme pour renforcer durablement la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.
Solange Makwanya







