30 juin : « Cette date est à la fois une mémoire, une promesse et une responsabilité », selon Félix Tshisekedi

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Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, s’est adressé à la nation ce mardi 30 juin, à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo.

Dans son allocution, le chef de l’État a abordé plusieurs questions relatives à la situation du pays, notamment sur les plans politique, sécuritaire et sanitaire. D’emblée, il a affirmé que le 30 juin n’est pas une simple date du calendrier républicain, mais qu’il est à la fois une mémoire, une promesse et une responsabilité.

« Il est la mémoire de celles et ceux qui, par leur courage et leur sacrifice, ont ouvert le chemin de notre liberté. Pour eux, l’unité, la dignité et la souveraineté du peuple congolais avaient plus de valeur que leur propre vie. Il est aussi la promesse faite à chaque génération de ne jamais renoncer à l’idéal d’un Congo libre, uni et souverain. Il est enfin une responsabilité : celle de protéger, d’approfondir et d’incarner chaque jour l’indépendance conquise par nos pères, dans nos institutions, notre économie, notre diplomatie, notre défense nationale et notre engagement collectif au service de la République », a déclaré Félix Tshisekedi.

Abordant la situation sécuritaire, le président de la République a reconnu que cette commémoration intervient, cette année, dans un contexte préoccupant, où de nombreux Congolais de l’Est continuent de subir les conséquences de l’agression, de l’activisme des groupes armés et des violences perpétrées contre les populations civiles.

Félix-Antoine Tshisekedi a rappelé que le choix de la diplomatie, notamment à travers l’accord de Washington et les discussions de Doha, n’a jamais été un signe de faiblesse, mais un choix de responsabilité, de maîtrise et de recherche d’une paix durable afin de mettre fin aux souffrances des compatriotes. Il a par ailleurs précisé que ces démarches n’auront de sens que si elles produisent des résultats concrets, vérifiables et irréversibles.

Revenant sur la question de la révision ou du changement de la Constitution, Félix-Antoine Tshisekedi a affirmé qu’aucun débat portant sur les pactes fondamentaux de la Nation ne peut être mené dans la précipitation ni sous l’emprise de considérations politiciennes.

Selon lui, la Constitution n’est pas un simple objet de convenance, mais le texte qui organise la vie commune, garantit l’équilibre des institutions, consacre les droits du peuple et protège la stabilité de la République.

Face à la menace de la maladie à virus Ebola, le chef de l’État a assuré que les mécanismes de riposte avaient été rapidement activés. Selon lui, les premiers moyens nécessaires ont été mobilisés en urgence par le Gouvernement afin d’appuyer les opérations sur le terrain, de limiter la propagation de la maladie et de sauver le plus grand nombre de vies possible.

Solange Makwanya

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