Le ministre de la Communication et Médias n’a pas apprécié les propos tenus par le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) au sujet des accords de paix signés entre la République démocratique du Congo et le Rwanda à Washington.
S’exprimant sur son compte X, le porte-parole du gouvernement congolais estime que le prélat catholique « s’est trompé sur toute la ligne ».
« Vous n’avez pas dit la vérité, Monseigneur Fulgence Muteba ! », a écrit Patrick Muyaya.
Il a précisé qu’il n’existe ni accord de 99 ans, ni bradage des ressources, ni mention d’une quelconque mine, encore moins une cession de souveraineté dans le texte signé.
Selon le ministre, l’Accord définit plutôt des principes visant à instaurer un partenariat transparent et gagnant-gagnant entre les deux parties. Il a insisté sur le fait que l’État congolais conserve l’intégralité de ses prérogatives, y compris le droit de refuser toute proposition jugée contraire à l’intérêt national.
Patrick Muyaya a par ailleurs regretté que, lors de la messe de Noël , jour de communion et de paix , des mots clairs n’aient pas été prononcés pour condamner, selon lui, l’agression rwandaise et les violences perpétrées par ses supplétifs dans l’Est de la RDC, violences ayant causé la mort de milliers de Congolais, dont des chrétiens catholiques vivant dans les zones sous occupation.
L’archevêque métropolitain de Lubumbashi avait affirmé, lors de la messe de Noël, que les minerais de la République démocratique du Congo seraient exploités pendant une période de 99 ans, assimilant cette situation à un bradage des ressources naturelles du pays.
Ben Kapuku







