L’utilisation présumée illégale des fréquences de la République démocratique du Congo par la société MTN Rwanda a été au centre d’un échange, mardi, à la Primature, entre la cheffe du Gouvernement et le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC).
À l’issue de cette rencontre, le ministre José Mpanda a indiqué que la question portait sur l’occupation du territoire congolais par l’opérateur rwandais sans autorisation préalable. « Nous avons été reçus par Son Excellence Madame la Première ministre au sujet de la question épineuse de l’occupation de notre territoire par une société rwandaise, MTN, qui commence à exercer dans notre pays en utilisant nos fréquences sans avoir d’autorisation », a-t-il déclaré.
Cette réunion s’est tenue en présence du président de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo (ARPTC), ainsi que des responsables des principales sociétés de téléphonie mobile opérant en RDC, notamment Airtel, Orange et Vodacom.
Selon le ministre, l’objectif était d’éclairer le Gouvernement sur les aspects techniques du dossier afin de permettre une prise de décision appropriée.
« Il fallait que nous venions avec le régulateur, le président de l’ARPTC, mais également les opérateurs concernés. Nous avons présenté la question et nous avons reçu de Madame la Première ministre des orientations claires », a-t-il précisé.
D’après la même source, la cheffe du Gouvernement a instruit une prise en charge technique immédiate du dossier par l’ARPTC. « La question reste technique. Une communication technique se fera autour de ce dossier et les instances politiques interviendront ensuite. Pour le moment, la Première ministre a donné des instructions précises pour que les techniciens, c’est-à-dire l’ARPTC, puissent communiquer et saisir les autres instances internationales », a expliqué José Mpanda.
Par ailleurs, le ministre a évoqué les préoccupations liées à la mauvaise qualité des services de télécommunications, notamment dans la province de la Mongala, soulevées par la population lors du récent séjour de l’exécutif national. Il a rassuré quant à l’engagement du Gouvernement à améliorer rapidement la situation dans cette province et dans d’autres zones mal desservies.
« Les problèmes liés à la qualité des services ont fait l’objet de plusieurs réunions avec le régulateur et les opérateurs. Des solutions sont en cours de mise en œuvre. La connectivité des 145 territoires et la réduction de la fracture numérique sont en marche », a-t-il souligné.
Enfin, les échanges ont également porté sur l’application des dispositions légales imposant que 5 % des parts des sociétés de télécommunications soient détenues par des Congolais. À ce sujet, le ministre a indiqué que la Première ministre a donné des orientations claires pour la mise en œuvre effective de cette mesure, conformément aux instructions du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Il a assuré que le travail technique et administratif nécessaire est déjà engagé, traduisant la volonté du Gouvernement de renforcer la souveraineté économique nationale dans le secteur stratégique des télécommunications.
Ben Kapuku







