Les députés nationaux ont rejeté, mercredi, la motion de défiance initiée par le député Laddy Yangotikala Senga, élu de Kisangani-Ville, dans la province de Tshopo, visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani.
À l’issue de cette décision, ce membre du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa conserve son poste, consolidant ainsi sa position au sein de l’exécutif.
Sur les 500 députés que compte l’Assemblée nationale, 490 ont pris part à cette plénière, signe de l’importance accordée à cette question à la fois politique et institutionnelle. Les débats, marqués par des échanges nourris, n’ont toutefois pas abouti à l’examen du fond de la motion.
En cause : une motion incidente soulevée par le député Gary Sakata, qui a contesté la régularité de la procédure. Ce dernier a dénoncé des irrégularités majeures, affirmant que certaines signatures auraient été « obtenues de manière dolosive » et évoquant la présence de « nombreux faux » parmi les signataires.
Sur cette base, il a sollicité le rejet pur et simple de la motion, une position finalement suivie par la majorité des élus.
Malgré ce revers parlementaire, l’initiateur de la motion, Laddy Yangotikala Senga, refuse de parler d’échec. Il estime que sa démarche a permis de mettre en lumière les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.
« J’ai relevé qu’il y a de véritables problèmes qui doivent être résolus pour la sécurisation des personnes. Le plus important, c’est de sécuriser la population. Le reste importe peu », a-t-il déclaré à l’issue de la séance.
Ce rejet met un terme provisoire à cette initiative parlementaire, tout en relançant le débat sur l’efficacité des politiques publiques en matière de sécurité en République démocratique du Congo.
Ben Kapuku







