Ce jeudi 27 novembre 2025, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a exposé devant la Commission Politique, Administration et Justice (PAJ) de l’Assemblée nationale le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement du Tribunal Pénal Économique et Financier (TPEF). Cette nouvelle juridiction spécialisée s’inscrit au cœur des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser l’appareil judiciaire et répondre efficacement aux défis liés aux infractions économiques et financières.
Selon le ministre d’État, la mise en place du TPEF constitue un instrument décisif pour renforcer la lutte contre la corruption, le détournement de deniers publics, la fraude fiscale, le blanchiment d’argent et l’ensemble des crimes économiques qui fragilisent les finances publiques et entravent le développement du pays. Cette initiative vise à doter la RDC d’un cadre judiciaire plus performant, capable de garantir une sécurité juridique accrue tant pour l’État que pour les investisseurs nationaux et étrangers.
À travers cette réforme, le gouvernement affirme franchir une étape essentielle dans la consolidation du climat des affaires. L’objectif est de promouvoir une justice plus efficace, crédible et transparente, afin de créer les conditions nécessaires à l’émergence d’un environnement économique stable et attractif.
« La justice économique et financière doit devenir un pilier de notre démocratie et un véritable levier de confiance pour bâtir un avenir prospère », a rappelé Guillaume Ngefa. La création du TPEF apparaît ainsi comme une réponse institutionnelle forte, destinée à rompre avec l’impunité et à soutenir les efforts de bonne gouvernance, en alignement avec les standards internationaux.
Le projet de loi est désormais entre les mains des députés de la PAJ, qui devront l’examiner en profondeur avant son adoption en plénière. Son approbation marquerait une avancée majeure dans la transformation du système judiciaire congolais et dans la volonté du pays de renforcer la transparence et l’intégrité au sein de la gestion publique.
Solange Makwanya







