La ministre d’État, Ministre des affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a accordé ce vendredi une audience à Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, à l’occasion de sa visite d’adieu qui marque la fin de sa mission à la tête de la MONUSCO.
Mme Keita était accompagnée de ses deux adjoints, M. Bruno Le Marquis et Mme Viviane Van Deperre. Les échanges ont porté sur la poursuite de la collaboration entre les Nations unies et la RDC, notamment concernant l’appui de la MONUSCO dans un contexte sécuritaire toujours fragile.
Selon la ministre d’État, l’ONU a réaffirmé son engagement à soutenir la RDC dans trois domaines prioritaires : la consolidation de la paix, la protection des civils et la mise en œuvre des réformes essentielles à la stabilité et au développement durable du pays.
À l’approche de l’entrée de la RDC au Conseil de sécurité des Nations unies en janvier prochain, Bintou Keita a souligné l’importance de ce nouveau rôle. D’après elle, cette position stratégique permettra à Kinshasa de renforcer l’accompagnement de la MONUSCO et de favoriser un partenariat « harmonieux et responsable » entre les États membres, le pays hôte et la population congolaise.
La Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) avait confirmé que le départ anticipé de Mme Keita prévu fin novembre 2025 au lieu de février 2026 relève d’une décision personnelle. Dans une mise au point, la Mission a précisé qu’« aucune enquête interne ni procédure disciplinaire ne concerne la Représentante spéciale », rappelant la neutralité et l’indépendance qui guident ses actions.
Après son départ, la direction de la MONUSCO sera assurée conjointement par ses deux représentants spéciaux adjoints : l’un en charge de la Protection et des Opérations, l’autre responsable de la Coordination résidente et humanitaire.
Cette transition s’inscrit dans un moment crucial pour la RDC, alors que les défis sécuritaires persistent et que les efforts pour une paix durable nécessitent une coopération continue entre le gouvernement congolais et la communauté internationale.
Ben Kapuku







