Les conditions fixées par le président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, pour la convocation d’un dialogue politique interne continuent de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise. Dans un communiqué publié ce mardi 3 février, le parti politique L’ENVOL, dirigé par l’opposant Delly Sesanga, exprime de sérieuses réserves quant à l’initiative annoncée par le chef de l’État.
Cette formation politique affirme avoir pris connaissance de la déclaration du président Tshisekedi, qui s’est dit disponible à l’ouverture d’un dialogue politique interne, mais assorti de conditions préalables définies unilatéralement. Pour L’ENVOL, cette démarche ne répond ni aux exigences démocratiques ni aux attentes légitimes du peuple congolais.
Se disant conscient de la gravité de la situation politique, sécuritaire et humanitaire du pays, le parti de Delly Sesanga estime que l’approche proposée soulève de nombreuses interrogations, notamment sur la sincérité, l’équité et l’utilité réelle d’un dialogue ainsi conçu.
Selon lui, un dialogue politique authentique doit reposer sur la liberté de participation, l’égalité entre les parties et la reconnaissance mutuelle des acteurs. L’ENVOL rappelle par ailleurs que ni la Constitution ni aucune autre loi de la République n’instituent formellement le dialogue politique ni n’en désignent l’animateur.
Pour ce parti, un dialogue réellement inclusif doit rassembler l’ensemble des acteurs de la vie nationale afin de rechercher une issue durable à la crise, dans un esprit de concorde et de cohésion nationale.
Dans son communiqué, L’ENVOL met également en garde contre ce qu’il qualifie de « dialogues de circonstance », qu’il considère comme des outils conjoncturels destinés à désamorcer des pressions internes ou externes, ou à consolider le pouvoir en place, sans réelle volonté de réforme ni remise en cause des pratiques de gouvernance.
Le parti souligne enfin qu’à l’horizon 2028, aucune institution ne peut durablement prospérer en dehors du renouvellement démocratique issu des élections.
Ben Kapuku







