Le mouvement Sauvons la RDC, proche de Joseph Kabila, hausse le ton contre le processus de dialogue envisagé par le pouvoir de Kinshasa. Dans un communiqué publié ce lundi 31 août 2026 et consacré à sa vision du dialogue national, cette plateforme dresse un tableau préoccupant de la situation du pays. Elle évoque notamment des territoires qui échappent encore à l’autorité de l’État, des millions de personnes affectées par les déplacements, ainsi qu’une population confrontée à l’insécurité, à la faim et aux épidémies.
Pour Sauvons la RDC, la gravité de cette situation devrait conduire à la mise en place d’un véritable dialogue inclusif, capable de réunir les différentes forces concernées par la crise congolaise.
Le mouvement reproche cependant au président Félix Tshisekedi d’opter pour un processus qu’il juge contrôlé par le pouvoir. Selon cette structure, un dialogue crédible ne peut être organisé en excluant certaines parties prenantes, notamment celles impliquées directement ou indirectement dans les conflits qui secouent le pays.
Sauvons la RDC estime également que les grandes questions liées à la démocratie, aux droits humains, aux libertés publiques, à la gouvernance et à la légitimité des institutions devraient figurer au centre des discussions.
Autre critique formulée par le mouvement : le contrôle du processus de dialogue par une seule partie. Sauvons la RDC conteste notamment l’idée que le pouvoir puisse, à lui seul, convoquer les assises, choisir les participants, fixer les thèmes, désigner les facilitateurs et décider, en définitive, de l’application des résolutions.
Le communiqué déplore par ailleurs la marginalisation de certains acteurs religieux, notamment les évêques de la CENCO et de l’ECC. Le mouvement rappelle que ces deux confessions ont déjà entrepris des initiatives visant à rapprocher les différentes parties et à favoriser une solution politique à la crise.
À travers cette prise de position, Sauvons la RDC plaide donc pour un dialogue qu’il souhaite plus inclusif et plus ouvert, estimant qu’une solution durable à la crise actuelle ne peut être trouvée sans la participation de toutes les forces concernées et sans un débat sur les principales causes politiques, sécuritaires et institutionnelles qui divisent le pays.
Cette position intervient dans un contexte où la question du dialogue national reste au cœur des divergences entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et plusieurs autres acteurs politiques et religieux.
John Kalala







