Dans une lettre ouverte publiée ce samedi 4 juin, l’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba Tungunga, affirme avoir appris l’ouverture d’un procès politique contre lui, prévu le 13 juillet devant la Cour de cassation, dans l’affaire FRIVAO où il est cité.
Selon lui, ses détracteurs ont choisi de le transformer en prévenu dans une affaire qui ne le concerne ni de près ni de loin, et ce après avoir échoué dans leur manœuvre devant la Cour d’appel contre son parti politique, la NOGEC, et ses militants.
Il dénonce ainsi un acharnement judiciaire qui, selon lui, a commencé le jour où le peuple a réclamé sa libération devant le Chef de l’État au Palais du Peuple, à l’occasion du retour des Léopards.
Pour mettre fin à ce qu’il considère comme des manipulations de la justice et des chantages politiques répétés, il affirme avoir décidé de quitter son lit d’hôpital, où il est cloué depuis neuf mois, « médicaments à la main », afin de défendre la vérité, la vraie justice et son innocence.
« Je vais donc comparaître personnellement ce 13 juillet 2026 », a-t-il déclaré.
Enfin, Constant Mutamba souhaite que le procès soit diffusé en direct sur la RTNC et d’autres chaînes, afin que les victimes des guerres de Kisangani, dont il dit faire partie, ainsi que le peuple, puissent connaître la vérité sur la gestion du fonds FRIVAO, avant, pendant et après son passage à la tête de la Justice, qu’il considère désormais comme un instrument de règlement de comptes politiques au service d’un groupe d’individus.
Johan Kalala







