Ce mercredi 3 juin, Kinshasa a fonctionné au ralenti. Selon les constats sur le terrain, 75% des activités socio-économiques ont été paralysées notamment,marchés fermés, transports réduits, écoles et bureaux déserts, suite à l’appel à la « ville morte » lancé par la coalition de l’opposition C64 , pour dire non au changement de la constitution.
La circulation a été fluide aujourd’hui dans une capitale gangrenée généralement par des embouteillages monstres dès 5h00 du matin jusque tard la nuit, ont témoigné de nombreuses personnes .
Pour certains Kinois, c’est l’adhésion au mot d’ordre de l’opposition qui justifie la journée sans activité. Pour d’autres, c’est la peur manifeste de sortir et de subir d’éventuels troubles qui les a retenus à la maison. Les avis restent donc partagés.
La veille, le gouverneur Daniel Bumba avait pourtant garanti la libre circulation et promis de sécuriser la capitale. Malgré ce dispositif annoncé, la ville a connu un ralentissement massif, signe du poids politique de l’appel C64.
Cette situation a notamment pesé lourd sur l’économie informelle qui fait vivre la majorité des Kinois.
Solange Makwanya







