‎Kananga : les moto-taxis en grève contre les « tracasseries » policières

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Les conducteurs de motos-taxis de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, ont observé mardi 20 janvier un mouvement de grève pour dénoncer les saisies répétées de leurs engins ainsi que le paiement d’amendes jugées excessives imposées par la police.

‎La mobilité de la population locale était fortement perturbée dès les premières heures de la matinée, motos-taxis et rares bus de transport urbain ont quasiment disparu des grandes artères de la ville. Seuls quelques motocyclistes particuliers circulaient encore dans les rues.

‎Au cœur du mécontentement : des saisies jugées arbitraires et des amendes qualifiées de « tracasseries ». Les manifestants accusent plusieurs services de la police d’outrepasser leurs prérogatives en immobilisant leurs engins sans motif valable.

‎« La tracasserie est devenue de trop. Normalement, c’est la police de circulation routière qui saisit les motos, mais aujourd’hui ce sont tous les services de la police. Pour récupérer un engin, on nous demande entre 300 000 et 500 000 francs congolais (environ 215 USD) », déplore un conducteur en colère.

‎Une ville paralysée et des citoyens à pied
‎Cette grève a fortement impacté la vie quotidienne. Faute de transport, élèves, étudiants et travailleurs ont été contraints de marcher de longues distances pour rejoindre leurs écoles, universités ou lieux de travail.

‎« Nous étudions à Katambayi, mais sans transport, il n’y a pas moyen d’y arriver », regrette un étudiant interrogé sur place.

‎ Plusieurs secteurs d’activité ont tourné au ralenti, certains habitants préférant rester à domicile en l’absence de moyens de déplacement.
‎Dispositif policier renforcé
‎Afin d’éviter tout débordement, un important dispositif policier a été déployé aux points stratégiques de la ville. Des véhicules d’intervention ont sillonné Kananga pour empêcher la tenue d’une marche initialement annoncée par les syndicats de motards.

‎Tout regroupement de plus de cinq personnes a été immédiatement dispersé par les forces de l’ordre.
‎Malgré les sollicitations de la presse, le commissaire provincial de la police n’a pas pu être joint pour réagir aux accusations de tracasseries policières.

‎La société civile appelle au dialogue
‎La société civile de Kananga rappelle que la manifestation pacifique est un droit reconnu à tout travailleur et à tout Congolais. Elle exhorte les autorités provinciales à engager un dialogue afin de désamorcer les tensions et trouver une solution durable aux revendications des motards.

‎Ben Kapuku

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