La commune de la Gombe, cœur administratif et économique de la capitale congolaise, réaffirme sa volonté de réguler strictement la circulation sur ses grandes artères. Une nouvelle circulaire du ministre provincial des Transports vient renforcer l’interdiction déjà en vigueur concernant les motos-taxis et les tricycles, assortie désormais de sanctions nettement plus sévères.
Selon le document officiel, ces mesures visent à réduire la congestion routière dans cette zone stratégique de Kinshasa, mais aussi à limiter les accidents souvent causés par ces engins à deux et trois roues. Les autorités provinciales considèrent que cette disposition constitue une étape essentielle dans la modernisation et la sécurisation du trafic urbain.
Sanctions drastiques pour les taxis-motos
Les conducteurs de motos-taxis surpris en infraction s’exposent désormais à une répression accrue.
La circulaire prévoit :
La saisie immédiate de l’engin,
Une mise en fourrière de 30 jours,
Une amende de 500 000 FC, à laquelle s’ajoutent les frais supplémentaires liés à la fourrière.
Mesures spécifiques visant les tricycles
Les tricycles, très utilisés pour le transport de marchandises comme de passagers, ne sont pas épargnés. Pour eux, les autorités ont prévu :
La suspension pure et simple de l’autorisation de transport,
Une mise en fourrière de 15 jours,
Une amende identique de 500 000 FC.
Entre volonté d’ordre et défis sociaux
Si cette initiative vise à fluidifier la circulation et à renforcer la sécurité routière dans la commune de la Gombe, son succès dépendra largement de l’application rigoureuse de ces mesures par les services compétents.
Par ailleurs, la décision soulève des défis socio-économiques, notamment pour les nombreux Kinois qui dépendent des motos-taxis et tricycles pour leurs revenus ou leurs déplacements.
Les autorités provinciales appellent à la responsabilité collective et assurent que ces mesures s’inscrivent dans une démarche globale d’amélioration de la mobilité urbaine à Kinshasa.
Solange Makwanya







