La situation sécuritaire dans la province du Sud-Kivu demeure préoccupante après le retrait de la rébellion de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira. La société civile locale alerte sur la présence de groupes armés Twigwaneho/Banyamulenge et Red Tabara, hostiles au pouvoir du Burundi et parrainés par le Rwanda, qui auraient fait allégeance à l’AFC-M23.
André Byadunia Mashaka, membre de cette organisation citoyenne, met en garde contre une manœuvre de l’AFC/M23 qui chercherait à s’emparer d’une autre entité afin de compenser la perte d’Uvira. Selon lui, le mouvement rebelle aurait ciblé la ville de Baraka ainsi que les villages d’Angùlé/Kanguli, Bikyak et Naele/Nakyele.
Des risques majeurs pour la région
La prise éventuelle de la ville de Baraka pourrait entraîner de graves conséquences sur la stabilité de la région. Le conflit risquerait également de s’étendre à d’autres provinces, notamment le Tanganyika, exposant davantage les populations civiles à l’insécurité.
Face à cette menace, ce membre de la société civile recommande aux autorités congolaises de renforcer les effectifs et les équipements militaires à Baraka, de nommer des responsables compétents au sein des FARDC et d’opérationnaliser la Réserve armée de la défense (RAD) au Sud-Kivu.
Un appel est enfin lancé au Chef de l’État afin qu’il prenne des mesures urgentes pour assurer la protection des populations civiles et préserver la stabilité de la région.
Solange Makwanya







