Marche du 15 septembre : une plainte collective déposée contre plusieurs responsables

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Répression de la marche du 15 septembre. Les partis membres de la Coalition Article 64 ont déposé le vendredi 25 septembre, une plainte collective auprès de l’Auditeur général près la Haute Cour militaire. Selon la copie de la plainte consultée ce samedi par liberal Fm, celle-ci vise notamment le ministre de l’Intérieur, le gouverneur de Kinshasa, le commissaire divisionnaire de la Police, le secrétaire général de l’UDPS, ainsi que Joël Mpaba, alias « Muselu », présenté comme le chef de la Force du progrès. La plainte retient 22 préventions, dont l’assassinat, le terrorisme et les crimes contre l’humanité.

Selon les plaignants, le cortège de la C64 aurait été attaqué à la machette aux 10e, 11e et 12e rues de Limete par des militants venus du siège de l’UDPS. Ils affirment également que la police aurait lancé des gaz lacrymogènes contre les manifestants au lieu d’assurer leur protection.

Parmi les plaignants figurent plusieurs partis politiques de l’opposition, dont l’ECiDé de Martin Fayulu, l’Alliance pour le Changement de Jean-Marc Kabund, l’Envol de Delly Sesanga, Ensemble pour la République, le LGD, les FONUS et l’ADD Congo.

Ces responsables de l’opposition mettent notamment en cause le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, le ministre provincial de l’Intérieur, Jeannot Canon Larose, ainsi que plusieurs responsables de la Police nationale congolaise dans la capitale. La plainte cite également Augustin Kabuya, président a.i. et secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, ainsi que Joël Mpaba, alias « Muselu », présenté par les plaignants comme responsable des opérations des « Forces du progrès ».

Assistés de leurs avocats, les plaignants indiquent avoir élu domicile au siège national de l’ECiDé, situé sur l’avenue Triomphal, dans la commune de Kasa-Vubu. La plainte vise également d’autres personnes qui pourraient être identifiées au cours de l’instruction. Les faits précis reprochés aux personnes mises en cause devront ainsi être établis dans le cadre de la procédure judiciaire.

John Kalala

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