La relance de la Minière de Bakwanga (Miba), société publique spécialisée dans l’exploitation du diamant au Kasaï Oriental, a été au centre des échanges, jeudi à Mbuji-Mayi, entre la délégation syndicale de cette entreprise et le bureau de l’Assemblée provinciale. La rencontre visait à attirer l’attention des élus provinciaux sur la situation sociale et économique préoccupante que traversent les travailleurs de cette société emblématique.
Selon le syndicat des travailleurs, la relance effective de la Miba tarde à se concrétiser malgré les annonces faites au plus haut niveau de l’État. « Les travailleurs de la Miba revendiquent la relance de la société. Cela fait presque une année que le Chef de l’État a débloqué 50 millions de dollars, mais jusqu’à présent, les violons ne s’accordent pas pour que cette relance soit effective. Nous lançons un cri d’alarme afin que cet argent soit effectivement débloqué et utilisé pour le travail auquel il était destiné », a déclaré Febatard Ntumba, président du syndicat des travailleurs de la Miba.
Au-delà de la relance industrielle, la question des arriérés de salaires demeure une préoccupation majeure. Les travailleurs accusent, selon le syndicat, jusqu’à neuf mois de salaires impayés, une situation qui aggrave davantage leur précarité sociale. « Nous sommes à la fin de l’année et nous ne voulons pas que l’argent prévu pour cette année soit englouti dans les arriérés accumulés, ni dans ce que nous appelons le “frigo” d’environ 200 mois. Les agents se sont fortement endettés, ils ont des enfants à scolariser, la vie devient vraiment intenable », a-t-il ajouté.
Face à ces doléances, la délégation syndicale a sollicité l’implication du bureau de l’Assemblée provinciale afin que des démarches soient entreprises auprès des autorités compétentes pour accélérer la relance de la Miba et apurer la situation salariale des travailleurs.
La Minière de Bakwanga, longtemps considérée comme le pilier économique du Kasaï Oriental, traverse depuis plusieurs années une crise profonde, marquée par l’arrêt quasi total de ses activités et la détérioration des conditions sociales de ses employés. La relance effective de cette entreprise est perçue, tant par les travailleurs que par la population locale, comme un enjeu crucial pour la relance économique et sociale de la province.
Ben Kapuku







