RDC : des défenseurs des droits humains plongés dans la précarité depuis plus d’une année

1000422391_11zon
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp

De janvier 2025 à janvier 2026, les défenseurs des droits humains (DDH) en République démocratique du Congo traversent une période de grande précarité, marquée par l’absence d’assistance institutionnelle et des conditions de vie difficiles, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. L’information est livrée par Christian Kalamo président de la société civile de Karisimbi en ville de Goma et également défenseur des droits humains.

‎À Kinshasa, Beni, Butembo, en Ituri, mais aussi dans plusieurs pays de la région tels que le Burundi, l’Ouganda, la Tanzanie ou encore le Kenya, de nombreux défenseurs des droits humains vivent dans l’insécurité matérielle et sociale.

‎ Certains affirment être injustement assimilés à des « pro-Rwandais », une stigmatisation qu’ils attribuent notamment au ministère de tutelle, pourtant chargé de leur protection et de l’amélioration de leurs conditions de vie.
‎En mai 2025, une lueur d’espoir était pourtant apparue.

‎La Première ministre et cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, avait pris une décision qualifiée de « salvatrice » visant à apporter une assistance aux défenseurs des droits humains déplacés et victimes des conflits armés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Mais près de neuf mois plus tard, cette décision peine toujours à être mise en œuvre.

‎Selon plusieurs sources proches des bénéficiaires, les services chargés de l’exécution de cette mesure seraient à l’origine de blocages dont les motivations demeurent inconnues. Une situation d’autant plus préoccupante que ces services, tout comme le ministre des Droits humains, seraient pleinement conscients de la misère dans laquelle se trouvent actuellement les DDH concernés.

‎Face à cette impasse, les défenseurs des droits humains lancent un cri de détresse à l’endroit du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et de la Première ministre, afin qu’une solution urgente soit trouvée. Ils rappellent le rôle crucial qu’ils jouent dans le processus de paix, la documentation des crimes et le monitoring des violations des droits humains.

‎Les rapports produits par ces acteurs de la société civile ont, à plusieurs reprises, servi de base à la communauté internationale pour l’adoption de résolutions et de sanctions contre les auteurs de violations graves des droits humains en République démocratique du Congo. Un engagement qui, selon eux, mérite reconnaissance, protection et soutien effectif de la part des autorités nationales.

‎Ben kapuku

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Laisser un commentaire