RDC : La CONAPAC plaide pour une loi semencière adaptée aux réalités des agriculteurs

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Au cours d’une rencontre tenue ce lundi 17 août 2026, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de la Chambre basse du Parlement, a échangé avec le secteur paysan, représenté par une délégation de la Confédération nationale des agriculteurs du Congo (CONAPAC), dans le cadre d’un plaidoyer en faveur de l’initiative de la loi semencière.

Conduite par Espérance Nzuzi, présidente du Conseil d’administration de la CONAPAC, la délégation avait pour objectif de faire prendre en compte la situation du monde paysan. Celle-ci a été résumée en sept préoccupations majeures, adaptées aux réalités des agriculteurs évoluant dans le secteur semencier sur l’ensemble du territoire national.

Parmi les principales préoccupations soulevées figurent notamment la reconnaissance du métier d’agriculteur-multiplicateur, la mise en place des interprofessions, ainsi que l’intégration de l’INERA au sein du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, afin d’en renforcer l’opérationnalité.

La CONAPAC plaide également pour la reconnaissance des semences issues de variétés traditionnelles, jugées plus résilientes, dans le catalogue national pour certaines cultures de base. Elle recommande, par ailleurs, la mise en place d’une politique de promotion des banques de semences, notamment traditionnelles, ainsi que l’organisation du métier d’agro-dealer, à l’instar de ce qui existe dans d’autres secteurs de la vie nationale.

La délégation a également insisté sur la réorganisation du dispositif de déclinaison de la chaîne de valeur de la production des semences, notamment les semences pré-base, base, R, R1 et R2.

Très favorable à ces contributions, Isaac Tshilumbayi, élu de Luiza dans le Kasaï-Central et porteur de la proposition de loi semencière, a promis de réitérer son engagement à œuvrer en faveur des populations rurales. Il a notamment assuré qu’il veillera à ce que le texte final puisse intégrer les préoccupations exprimées par les agriculteurs, les coopératives et les autres acteurs du secteur.

Ces échanges devraient être pris en compte dans la suite du processus législatif, notamment lors de la prochaine session parlementaire prévue en septembre 2026.

De son côté, Espérance Nzuzi, satisfaite de cette audience, a, au nom de la délégation, remercié le professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de la Chambre basse du Parlement, pour cette initiative et pour ses efforts en faveur du bien-être des populations rurales du Grand Kasaï et de l’ensemble des provinces du pays.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue permanent afin d’accompagner le processus législatif jusqu’à son adoption définitive, notamment à travers des consultations élargies avec les acteurs clés du monde agricole.

John Kalala

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