Le secteur de l’aménagement du territoire en République démocratique du Congo connaît actuellement une réforme de grande envergure. En moins de quatre ans, le ministre d’État en charge de ce portefeuille, Guy Loando Mboyo, a profondément transformé ce domaine stratégique, notamment avec la promulgation de la loi n°25/045 du 1er juillet 2025.
Cette réforme repose sur trente-deux actions majeures, organisées autour de cinq piliers stratégiques : la réforme juridique, l’introduction d’outils numériques, la création d’agences spécialisées, le déploiement décentralisé, ainsi que la mise en œuvre de projets structurants.
Parmi les avancées les plus marquantes figurent l’adoption de la Politique nationale d’aménagement du territoire, l’élaboration du Schéma national d’aménagement du territoire, la mise en ligne du portail géographique national GEO-RDC, ainsi que la création d’un référentiel national des zones à risque.
Deux institutions clés ont été créées dans le cadre de cette réforme : l’Agence nationale d’aménagement du territoire (ANAT) et le Fonds national d’aménagement du territoire (FONAT), chargés respectivement de piloter et de financer les projets à l’échelle nationale.
Des projets pilotes ont été initiés dans plusieurs provinces, à l’image de la ville durable de Boma, ou encore du plan de développement territorial NIKITA 2035, qui incarnent la volonté de moderniser la gestion de l’espace.
Cette transformation accorde également une attention particulière à l’environnement, avec des études menées sur le capital forestier, le potentiel agricole du pays, ainsi qu’à travers la participation active de la RDC à l’Initiative africaine de restauration des forêts.
Selon le ministère de l’Aménagement du territoire maître Guy Loando Mboyo, l’ensemble de ces initiatives vise à doter le pays d’outils modernes et efficaces pour une gestion rationnelle de l’espace, au service du développement durable.
Ben Kapuku







