Le coup d’envoi de la 58ᵉ édition de l’Examen d’État a été officiellement donné ce lundi 28 juillet 2025 sur toute l’étendue du territoire national. À Kinshasa, la cérémonie de lancement s’est tenue au Collège Don Bosco, dans la commune de Masina, en présence de la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu. Elle a présidé cette cérémonie marquant le début de cette session à caractère national.
Au total, 3 165 centres d’examen ont été ouverts, dont 15 à l’étranger. Selon le ministère, 1 073 769 finalistes y prennent part cette année, parmi lesquels 43 % de filles, soit environ 461 720 candidates. Ce taux de participation féminine a été salué par la ministre comme un signe encourageant vers une plus grande égalité des chances dans le système éducatif congolais.
Une intelligence artificielle au service de l’éducation
Grande innovation de cette édition : l’introduction de S-Note Manager, un outil basé sur l’intelligence artificielle, conçu pour automatiser une partie du processus de correction des copies. Placée sous la supervision des inspecteurs de l’Inspection Générale, cette technologie promet une correction plus rapide, plus fiable et plus équitable.
« Pour rendre la correction encore plus fiable et efficace, nous avons introduit une nouvelle technologie fondée sur l’intelligence artificielle », a expliqué Raïssa Malu. Elle précise que cette innovation vise à alléger la charge des correcteurs tout en garantissant la publication des résultats dans des délais raisonnables.
Cap sur une réforme structurelle
Si l’innovation technologique constitue une avancée majeure, la ministre a tenu à souligner qu’elle ne saurait, à elle seule, résoudre tous les défis du système éducatif congolais. Elle a donc annoncé, pour l’année scolaire 2025–2026, une modernisation des programmes d’enseignement ainsi que la généralisation d’une approche pédagogique centrée sur les compétences et l’apprentissage concret.
L’objectif est clair : adapter les contenus scolaires aux réalités du monde contemporain et faire de l’Examen d’État un véritable reflet des savoirs et des aptitudes attendus dans la société.
Ben Kapuku







