RDC : le FMI alerte sur une masse salariale « hors de contrôle »

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‎Alors que la République démocratique du Congo tente de stabiliser son cadre macroéconomique, le Fonds monétaire international (FMI) identifie, dans sa deuxième revue du programme au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), la dynamique de la masse salariale publique comme un facteur de risque budgétaire majeur. La hausse rapide des rémunérations, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la justice, pèse sur l’exécution budgétaire et réduit l’espace fiscal disponible, déjà contraint par les dépenses liées au secteur sécuritaire.

‎Selon l’institution, cette explosion des dépenses s’explique par la régularisation massive d’enseignants et d’agents de santé, les ajustements salariaux importants dans le secteur de la justice, ainsi que par les dépenses sécuritaires liées au conflit dans l’Est du pays.

‎Le FMI appelle le gouvernement congolais à entreprendre des réformes urgentes, notamment : un recensement biométrique pour éliminer les agents fictifs, une politique salariale plus cohérente et une meilleure gestion des finances publiques.

‎L’institution souligne que cette situation limite la capacité du gouvernement à investir dans les infrastructures et les services publics essentiels. Sans mesures correctives, le déficit budgétaire pourrait s’aggraver en 2026, mettant en danger la stabilité du franc congolais et le pouvoir d’achat des citoyens.

‎Pour les experts, il est donc urgent de mettre en place des réformes visant à contrôler la masse salariale et à améliorer la gestion des finances publiques.

Solange Makwanya

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