Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a adopté le Programme nucléaire congolais 2026-2035 lors de la 99ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 25 septembre 2026 à Kinshasa. Le texte a été présenté par la ministre de l’Enseignement supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovations, Marie-Thérèse Sombo.
Selon le compte rendu officiel, ce programme constitue le cadre national de développement des activités nucléaires civiles à des fins exclusivement pacifiques. Il fixe les orientations de la recherche, de la sûreté nucléaire, de la formation et du contrôle des matières radioactives pour les dix prochaines années.
Le document ne prévoit pas, à ce stade, la construction d’une centrale nucléaire ni un calendrier de production d’électricité d’origine nucléaire. Il définit plutôt les priorités nationales, les études préparatoires et les mécanismes devant encadrer d’éventuels investissements futurs, sous réserve des autorisations techniques, réglementaires et budgétaires requises.
Le Gouvernement met également l’accent sur le renforcement des capacités de détection, d’analyse et de traçabilité des matières radioactives, notamment dans les zones minières où des radionucléides naturels peuvent être présents. Cet axe vise à améliorer les dispositifs de contrôle et la sécurité des activités utilisant des substances radioactives.
La RDC est membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 1961 et dispose d’une expérience en recherche nucléaire autour du réacteur TRICO à Kinshasa. La coopération avec l’AIEA porte notamment sur la recherche scientifique, la formation, la sécurité nucléaire ainsi que les applications civiles dans les domaines de la santé et de l’agriculture.
John Kalala







