Par l’Arrêté ministériel n°003/CAB/MIN.IND.DPME.PMI/2024 du 30 août 2024, une commission paritaire Gouvernement–secteur privé a été mise en place sous l’impulsion du ministre de l’Industrie et du Développement des PME-PMI, Louis Watum Kabamba. Cette initiative visait un objectif précis : réviser la loi n°17/001 du 8 février 2017 relative à la sous-traitance dans le secteur privé et élaborer un avant-projet de loi sur le contenu local, afin d’adapter le cadre juridique aux réalités économiques actuelles.
L’ambition de cette réforme est de renforcer la participation des entreprises congolaises dans les chaînes de valeur, tout en favorisant une meilleure appropriation nationale des activités économiques, notamment dans les secteurs stratégiques liés aux ressources naturelles.
Après plusieurs mois de travaux techniques, d’échanges et de concertations entre les parties prenantes, les deux projets de loi issus de cette commission ont été présentés par le ministre en charge du secteur. Ils ont ensuite été adoptés le 6 juin 2025 par le Conseil des ministres, lors de la 46ᵉ réunion ordinaire présidée par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avant leur transmission au Parlement pour examen et adoption.
La promulgation attendue de la loi sur le contenu local constitue une étape importante dans la stratégie de transformation économique de la République démocratique du Congo. Elle vise notamment à garantir une participation plus accrue des entreprises locales dans les grands projets économiques, tout en maximisant les retombées des ressources nationales au bénéfice des populations.
Cette réforme s’articule autour de plusieurs axes majeurs, notamment dont la promotion des PME congolaises , le renforcement de la sous-traitance nationale, le développement du transfert de compétences et la consolidation du contenu local comme levier de croissance économique.
Au-delà du cadre juridique, cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de développement industriel et de structuration du tissu entrepreneurial national. Elle ambitionne de réduire la dépendance aux acteurs étrangers dans certains segments économiques et de créer davantage de valeur ajoutée locale.
Ainsi, cette réforme portée par le ministère de l’Industrie et du Développement des PME-PMI marque une étape significative dans la volonté de structurer une économie plus inclusive, fondée sur la valorisation des compétences nationales et l’intégration accrue des entreprises congolaises dans les circuits économiques formels.
John Kalala







