RDC : le prix du carburant majoré suite à la crise au Moyen-Orient

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‎Le gouvernement de la République démocratique du Congo a procédé à un ajustement des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, en réponse à la crise persistante au Moyen-Orient et à ses répercussions sur les marchés internationaux.

‎La décision a été prise à l’issue des réunions du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers, tenues les mercredi 15 et jeudi 16 avril 2026. À cette occasion, de nouvelles structures tarifaires ont été adoptées pour les différentes zones d’approvisionnement du pays, notamment l’Ouest, le Nord, le Sud et l’Est. L’objectif affiché par les autorités est de concilier la préservation du pouvoir d’achat des populations avec les exigences liées aux fluctuations du marché international.

‎Des prix revus à la hausse
‎Selon les nouvelles grilles tarifaires, le litre de gasoil passe de 2.430 francs congolais à 2.635 FC, tandis que celui de l’essence est ajusté de 2.440 FC à 2.640 FC dans certaines zones.

‎Dans la zone Sud, les prix à la pompe sont désormais fixés à 3.930 FC le litre pour l’essence et à 4.435 FC pour le gasoil. À l’Est du pays, le litre d’essence est établi à 4.400 FC, contre 5.600 FC pour le gasoil.
‎Pour le secteur minier dans la zone Sud, les tarifs sont libellés en devises : 3,12 dollars américains le litre pour le gasoil et 2,55 dollars pour l’essence. Ces niveaux tiennent compte des contraintes spécifiques d’approvisionnement dans cette partie du territoire.

‎En parallèle de cet ajustement, le gouvernement prévoit des mesures d’accompagnement visant à garantir l’approvisionnement régulier du marché. Parmi celles-ci figure la mise en place d’un mécanisme de paiement d’avances en faveur des sociétés commerciales, en collaboration avec les ministères sectoriels, afin de renforcer les capacités de stockage.

‎Le CSPPP a également entériné le principe du paiement anticipé de la certification des prix moyens d’approvisionnement (PMAG), une mesure destinée à mieux faire face aux contraintes de la conjoncture actuelle.

‎Les travaux ont réuni plusieurs acteurs clés de l’industrie pétrolière, notamment l’Entreprise nationale de gestion des infrastructures pétrolières, le Groupement professionnel des distributeurs de produits pétroliers et le Comité professionnel des pétroliers nationaux.

‎Des entreprises du secteur, telles que TotalEnergies, Cobil SA, Engen ou encore SEP Congo, ont également pris part aux discussions, aux côtés des représentants de la Fédération des entreprises du Congo.

‎Cet ajustement tarifaire intervient dans un contexte international marqué par une forte volatilité des prix de l’énergie, contraignant les autorités congolaises à adapter leur politique pour éviter des ruptures d’approvisionnement tout en limitant l’impact sur les consommateurs.

‎Ben Kapuku

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