L’opposant politique congolais Martin Fayulu a vivement réagi à la suite du traitement réservé à l’honorable Emmanuel Shadari Ramazani, qu’il qualifie d’« inhumain et humiliant ». Dans une déclaration rendue publique, l’ancien candidat à la présidentielle a condamné avec la plus grande fermeté ce qu’il considère comme une violation grave de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Selon Martin Fayulu, les articles 16, 17 et 18 de la Constitution, qui garantissent notamment la dignité humaine, la liberté individuelle et les droits de toute personne arrêtée ou détenue, ont été « gravement violés » dans cette affaire. Il estime que de tels agissements portent atteinte aux principes fondamentaux de l’État de droit.
« Nul n’est au-dessus de la loi », a rappelé le leader de l’ECiDé, soulignant que le respect des droits humains doit s’appliquer à tous les citoyens, sans distinction de statut politique ou social. Pour lui, la justice et les forces de sécurité doivent agir dans le strict respect des textes légaux et constitutionnels.
Martin Fayulu a par ailleurs insisté sur la nécessité pour la République démocratique du Congo de rompre avec les pratiques arbitraires du passé. La RDC mérite l’État de droit, pas l’arbitraire , a-t-il martelé, appelant les autorités compétentes à faire toute la lumière sur les faits et à situer les responsabilités.
Emmanuel Ramazani Shadari a été arrêté par les services de sécurité le mardi 16 décembre 2025 aux petites heures. Selon le témoignage livré par son épouse, environ 40 personnes avaient pris d’assaut leur domicile après avoir maîtrisé les policiers commis à leur sécurité.
Solange Makwanya







