Médecins Sans Frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme sur les difficultés croissantes auxquelles se heurte l’action humanitaire en République démocratique du Congo. Présentant son rapport annuel 2025 lors d’un café de presse organisé vendredi à Kinshasa, l’organisation a dressé le bilan d’une année marquée par de nombreux défis opérationnels et sécuritaires.
« L’année 2025 a été une année difficile, pleine de défis pour MSF », a déclaré Jimmy Matumona, chef adjoint du programme de MSF en RDC. Selon lui, cette situation impose de rappeler l’importance des principes qui guident l’action humanitaire, notamment la neutralité, l’impartialité et l’indépendance.
« Nous estimons que ces principes permettent aux organisations humanitaires d’œuvrer en toute tranquillité », a-t-il expliqué, soulignant que leur respect constitue une condition essentielle pour garantir l’accès aux populations vulnérables, quel que soit leur lieu de résidence ou leur situation.
Cependant, MSF constate une dégradation de l’environnement humanitaire dans plusieurs zones d’intervention. L’organisation fait état d’entraves à ses activités ainsi que d’une utilisation de l’aide humanitaire à des fins qui risquent de compromettre sa mission.
« Malheureusement, nous constatons des entraves ainsi qu’une instrumentalisation de l’aide humanitaire », a déploré Jimmy Matumona, appelant les différents acteurs impliqués dans les crises à préserver l’espace humanitaire et à permettre aux organisations indépendantes de mener leurs opérations auprès des communautés affectées.
À travers son rapport annuel 2025, MSF met en lumière les réalités rencontrées par ses équipes sur le terrain dans un contexte marqué par les crises sanitaires, les conflits et les besoins croissants des populations congolaises. L’organisation réaffirme son engagement à fournir une assistance médicale basée uniquement sur les besoins des personnes touchées, conformément aux principes humanitaires internationaux.
Solange Makwanya







