Dans une déclaration au ton ferme, la spécialiste en gouvernance et développement social, Prisca Manyala a appelé les dirigeants congolais à adopter une posture de lucidité, de souveraineté et de détermination dans la conduite des affaires de l’État. Pour elle, l’avenir de la République Démocratique du Congo ne peut se construire en comptant sur l’assistance extérieure, encore moins sur la bienveillance d’acteurs internationaux aux intérêts souvent divergents de ceux du peuple congolais.
« La République Démocratique du Congo ne peut se construire en comptant sur l’assistance ou la bienveillance d’autrui. L’histoire l’a démontré : aucune nation ne se développe en déléguant sa survie, et aucun peuple ne s’affirme en espérant que d’autres défendront ses intérêts à sa place », a-t-elle déclaré, brisant ainsi un long silence.
Prisca Manyala estime que la gestion de l’État impose une capacité à dépasser les émotions pour analyser la réalité avec rigueur et responsabilité. Certaines situations, dit-elle, « demandent non pas la sensibilité, mais la lucidité ; non pas l’hésitation, mais la détermination ».
Dans le contexte sécuritaire et géopolitique actuel, elle appelle le Chef de l’État à « activer une offensive ferme, cohérente et implacable » afin de défendre ce qu’elle qualifie d’« intérêts vitaux de la Nation ». Cette offensive, précise-t-elle, doit reposer non sur des promesses extérieures ou des illusions diplomatiques, mais sur la souveraineté et la capacité du Congo à décider en toute indépendance.
Pour Prisca Manyala, l’avenir du pays dépend de cette attitude : « une direction sans émoi, mais non sans vision ; sans états d’âme, mais non sans justice ; ferme, résolue et tournée vers la protection et l’affirmation du destin congolais ».
Cette prise de position intervient alors que plusieurs observateurs appellent également à un sursaut stratégique face aux multiples crises auxquelles le pays est confronté, notamment sur le plan sécuritaire dans l’Est du pays.
Solange Makwanya







