RDC : vingt-cinq ans après, la mémoire de Laurent-Désiré Kabila demeure

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‎Le 16 janvier 2001, il y a exactement vingt-cinq ans, les Congolais apprenaient la mort de leur président, Laurent-Désiré Kabila, assassiné au Palais de Marbre, à Kinshasa. L’auteur du tir mortel, identifié comme l’un de ses gardes rapprochés, Rashidi Mizele Kasereka, sera abattu alors qu’il tentait de prendre la fuite par Eddy Kapend, aide de camp du chef de l’État.

‎Deux ans plus tard, la Cour militaire prononcera la peine de mort contre une vingtaine de personnes, dont Eddy Kapend, jugées responsables d’avoir failli à leur mission de protection du président.

‎Un quart de siècle après sa disparition, la figure de celui que l’on surnommait le « Mzee » continue de marquer la mémoire collective congolaise.

‎Pour une partie des Congolais, Laurent-Désiré Kabila demeure un symbole de résistance et de souveraineté nationale, présenté comme « le soldat du peuple ». Il avait conduit la rébellion qui mit fin à plus de trois décennies de régime mobutiste en 1997, modifia l’hymne national et restitua au pays son nom d’origine, République démocratique du Congo, tournant ainsi la page du Zaïre.

‎Pour ses partisans, il reste le porte-voix d’un nationalisme axé sur la défense du territoire, résumé par la formule devenue célèbre : « ne jamais trahir le Congo ». D’autres, en revanche, lui reprochent d’avoir pactisé avec le Rwanda, pays accusé d’agresser la RDC.

‎À Goma, la commémoration a pris une dimension particulière. Dans plusieurs quartiers de la ville, des inscriptions telles que « M23 dégage » ou encore « Rwanda = M23 » étaient visibles sur des murs et des affiches.

‎Selon le notable Sankara Bin Kartumwa, qui rapporte les faits, ces messages traduisent la volonté de la population d’interpeller l’opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu. Il estime que, même si certaines zones restent sous occupation du M23, les habitants entendent réaffirmer clairement leur position : « le M23 doit quitter le sol congolais ». Il appelle par ailleurs les résidents des zones occupées à poser des actes similaires afin de faire entendre leur voix.

‎La journée du 16 janvier est consacrée à la commémoration de Laurent-Désiré Kabila. Elle est déclarée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national.

‎Cette date s’inscrit durablement dans l’histoire politique congolaise comme un moment de mémoire en l’honneur de l’un des héros nationaux du pays.

‎Ben Kapuku

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