Vital Kamerhe a annoncé ce lundi sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale, une décision qui intervient après plusieurs jours de fortes tensions politiques, marqués par des pétitions déposées par des députés de l’UDPS et d’autres formations de l’Union sacrée.
Les pétitionnaires accusaient Kamerhe de mauvaise gestion, de blocage du contrôle parlementaire et d’un manque d’alignement sur les priorités du pouvoir. Ils lui reprochaient notamment une gestion opaque des fonds parlementaires. Malgré ses appels au dialogue et ses tentatives d’apaisement, le désormais ancien président de l’Assemblée nationale n’a pas réussi à rallier un soutien suffisant au sein de la majorité.
Dans l’immédiat, la direction provisoire de l’Assemblée nationale sera assurée par le premier vice-président, Isaac Tshilumbayi, en attendant l’élection d’un nouveau bureau.
La vague de démissions ne s’arrête pas là : Dominique Munongo, rapporteure adjointe, a elle aussi quitté ses fonctions peu avant la plénière convoquée pour examiner les pétitions visant sa destitution, ainsi que celle de trois autres membres du bureau accusés de mauvaise gestion.
Cette crise ouvre une période d’incertitude au Parlement congolais, dont la stabilité sera déterminante pour la suite du quinquennat.
Ben Kapuku







