Réforme électorale:
Le Groupe de 13 consulte les institutions

La Réforme électorale initiée par le Groupe de 13 parlementaires toutes tendances confondues, constituent une démarche citoyenne initiée par les hommes d’Etat dépourvus de mandant institutionnel. Laquelle réforme aura des implications fatales sur la Constitution dans sa modification de certaines dispositions. Après le Président de la République, le Groupe de 13 a tour à tour été reçu par le Président de la Ceni et le Premier Ministre avec leur cahier de charge qui retrace leur démarche.
C’est en pèlerin que le Groupe de 13 députés nationaux, toutes tendances politiques confondues et des circonscriptions électorales différentes poursuivent le bonhomme de chemin en vue de recueillir les points de vues des uns des autres quant à la réforme projetée de la Commission Electorale Nationale Indépendante, mais également d’améliorer le processus électoral en République Démocratique du Congo.

Après avoir été reçu par le Président de la République, Chef de l’Etat le Groupe de 13 dont le porte-parole Delly Sessanga a été reçu hier jeudi 30 juillet 2020 par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Ceni en sigle. Avec Corneille Nangaa fin mandant, le Groupe de 13 a recueilli également le point de vue de l’organe technique du Gouvernement pour l’organisation des élections au pays.
Il est nécessaire de rappeler à l’opinion nationale et internationale, que la démarche de 13 députés nationaux s’inscrit dans le cadre de dégager le consensus sur la réforme électorale. Connaissant le caractère imprévisible des certains acteurs politiques et leur versatilité, il est de bon aloi que cette démarche menée trouve un esprit consensuel. D’où, l’importance de sillonner à travers les institutions, et la prochaine est le Chef du Gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Cependant, au sortir de l’audience, Delly Sessanga a livré le secret de la rencontre en ces termes : « Vous savez que le groupe de 13 a amorcé le contact avec les différentes institutions de la République. Nous avons commencé avec le Chef de l’Etat ; aujourd’hui nous sommes à la centrale électorale pour avoir le point de vue de la Centrale électorale sur les réformes que nous voulions consensuelle.
La Centrale est une source importante. C’est elle qui organise les élections. C’est l’organe technique de l’Etat. Il était important que dans cette démarche nous puissions avoir leur point de vue sur le processus électoral et les réformes que nous envisageons.
Pour le moment, nous recueillons les points de vue c’est qui est important ce que la démarche continue. Après ici, nous allons voir le Premier Ministre avec lequel nous allons discuter également de tous ces aspects et nous vous dirons notre sentiment lorsque nous aurons terminé avec l’ensemble des acteurs en ce compris, non seulement les institutionnels, mais aussi les politiques qui nous donnerons leur point de vue.
A la question de savoir, pourquoi consulter le Chef d’un organe fin mandat, alors que la polémique enfle entre le renouvellement des animateurs de la Ceni et la réforme de l’institution, la réponse était un peu plus claire de celui qui assume le Rapporteur de 13 élus nationaux : « L’un des actes le plus attendu dans ce cadre de processus réforme, c’est d’entendre la Ceni sur le processus passé ; le rapport de la Ceni n’a pas encore été auditionné au niveau de l’Assemblée nationale et il y a toujours de l’humilité, de la responsabilité à savoir de ceux qui ont organisé les élections ; ce qu’ils en ont tiré eux-mêmes comme leçon. Par ce que, le consensus va se bâtir sur la base de l’expérience et de la projection pour sortir du processus dans notre pays ».
De la réforme électorale à la révision constitutionnelle
Il faut rappeler que le Groupe de 13 parlementaires ont fait leur appel depuis le 11 juillet en présentant leur cahier de charge. La première institution qui les a reçues, est le Président de la République. Après la Ceni, ils ont été reçus par le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkmba. Ce dernier, à en croire Henri Thomas Lokondo Yoka qui a fait le compte rendu, le Premier Ministre est très perméable aux considérations produites dans leur cahier de charge. Notamment les réformes électorales qui auront des implications fatalement sur la Constitution en ce qu’elles vont occasionner la modification de certaines dispositions de la Constitution. « Le Premier Ministre nous a encouragé pour que l’on puisse aller de l’avant. Il nous a même félicité pour dire que c’est quand même une première du fait les gens qui ne sont pas d’une même tendance ; nous sommes de tendances différentes : l’opposition, la Majorité ; la société civile pour qu’on puisse se surpasser et voir l’intérêt supérieur de la Nation. Comme vous le savez plusieurs fois depuis l’indépendance, plusieurs problèmes que nous avons connus sont liés à l’organisation des élections. Si elles sont bien organisées nous auront moins de problèmes. Et nous les faisons dans la période non suspecte », a dit Henri Thomas Lokondo. L’élu de Mbandaka, dans l’Equateur a fait savoir que le Groupe de 13 parlementaires n’est ni un parti politique, moins encore un regroupement politique, ni reçu mandat institutionnel quelconque. Plutôt, il s’agit de la volonté des hommes d’Etat de se réunir autour d’un idéal de mieux faire et de mieux organiser les élections. « On en préconise pas un forum, nous sommes une initiative, nous avons décidé, nous nous sommes dit allons-y, nous avons réfléchi, nous avons mis cela dans un cahier de charge et on contacte tout le monde. On aurait pu comme nous sommes députés nationaux initier quelque chose. Nous nous sommes dit, le problème des élections concerne tout le monde c’est pourquoi aux côtés de nous, il y a la maman de la société civile ; tout le monde participe à la réflexion. Nous ne sommes pas là pour faire de forum du type Sun City ou CNS pour se partager le pouvoir. Loin de cela. S’il y a certaines personnes qui ont cette idée qui l’enlève parce que nous, nous ne voyons que les réformes électorales. Nous avons circonscrit notre travail sur les réformes électorales. Si quelqu’un a une idée sur les réformes électorales peut nous appeler, on en discute et intériorise ce qu’il peut nous apporter comme conseil. Tous ceux-là seront canalisés dans le cadre institutionnel dès notre retour au mois de septembre de la session ordinaire », a-t-il éclairé l’opinion.

Pius Romain Rolland

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