Sénat : adoption à l’unanimité de la loi de finances rectificative 2026

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Réuni en session extraordinaire sous la présidence de Jean-Michel Sama Lukonde, le Sénat a adopté, ce jeudi, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

Sur les 109 sénateurs que compte la Chambre haute, 79 ont pris part au vote. Le texte a été adopté à l’unanimité, avec 79 voix pour, aucune contre et aucune abstention.

À l’issue du scrutin, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a officiellement proclamé l’adoption du collectif budgétaire, marquant ainsi une nouvelle étape dans le processus d’ajustement des finances publiques.

Un budget revu à la baisse

Le budget rectificatif du Pouvoir central s’établit désormais à 50.866,348 milliards de francs congolais, en recettes comme en dépenses, contre 54.834 milliards de francs congolais prévus dans la loi de finances initiale, soit une diminution de 7,1 %.

Selon le rapport de la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (Ecofin), présenté par son président, le sénateur Célestin Vunabandi, cette révision tient compte de l’évolution de la conjoncture économique internationale ainsi que de la baisse des recettes extérieures.

Les principales orientations du collectif budgétaire

Le texte adopté accorde une place importante aux secteurs de la santé et de la sécurité. Une enveloppe de 370,050 milliards de francs congolais est consacrée au secteur de la santé, notamment au Fonds de promotion de la santé et à la Couverture santé universelle. Les crédits destinés aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et à la Police nationale sont également renforcés.

Sur le plan macroéconomique, le Gouvernement table sur une amélioration des perspectives économiques. Le taux de croissance est révisé de 7,3 % à 7,6 %, tandis que la croissance du PIB réel est attendue à 5,6 %, contre 5,3 % dans les prévisions initiales.

Le collectif budgétaire prévoit également une appréciation du franc congolais, avec un taux de change moyen fixé à 2.290 FC pour un dollar américain, contre 2.467 FC auparavant.

En matière de mobilisation des recettes, les régies financières continuent de jouer un rôle déterminant. La Direction générale des impôts (DGI) demeure le premier contributeur avec plus de 20.000 milliards de francs congolais de recettes attendues. La Direction générale des douanes et accises (DGDA) progresse de 10,3 % pour atteindre 8.290 milliards de francs congolais, tandis que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) est créditée de 5.454 milliards de francs congolais.

Le texte introduit également plusieurs innovations, notamment le renforcement des attributions de la Direction générale de la Comptabilité publique et la modernisation de la gestion de la trésorerie de l’État.

Les recommandations de la Commission Ecofin

Dans son rapport, la Commission Ecofin a formulé plusieurs recommandations à l’intention du Gouvernement. Elle préconise notamment d’accélérer les réformes visant à améliorer la mobilisation des recettes internes, de renforcer la lutte contre la fraude financière, de poursuivre la modernisation de la gestion des ressources humaines de l’État et d’intensifier le contrôle de la Caisse nationale de péréquation.

Par ailleurs, le collectif budgétaire intègre les dépenses liées à la participation des Léopards à la Coupe du monde de football 2026.

À travers cette loi de finances rectificative, le Gouvernement entend privilégier les investissements structurants afin de consolider la stabilité des prix, soutenir la croissance économique et renforcer la résilience des finances publiques face aux défis conjoncturels.

Solange Makwanya

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