La session ordinaire de mars 2026 du Sénat de la République démocratique du Congo s’ouvre ce lundi 16 mars au Palais du Peuple à Kinshasa, selon un communiqué du bureau de la chambre haute.
Dans ce document signé par la rapporteure du Sénat, Néfertiti Ngudianza, les sénateurs sont invités à prendre part à la plénière prévue à 11 heures précises dans la salle des conférences internationales du Palais du Peuple.
« Le Bureau du Sénat invite les honorables sénateurs à prendre part à la séance plénière de ce lundi 16 mars 2026. L’ordre du jour comporte un seul point, à savoir l’ouverture de la session ordinaire de mars 2026 », indique le communiqué.
Conformément à la Constitution de la République démocratique du Congo, le Parlement se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires chaque année. La première s’ouvre le 15 mars et se clôture le 15 juin, tandis que la seconde débute le 15 septembre pour se terminer le 15 décembre.
La précédente session ordinaire de septembre 2025, clôturée le 15 décembre, avait été essentiellement consacrée à l’examen et à l’adoption de la loi de finances pour l’exercice 2026, dans un contexte dominé par les préoccupations sécuritaires dans l’est du pays.
En prélude à la rentrée parlementaire, le bureau du Sénat, conduit par son président Jean‑Michel Sama Lukonde, s’était réuni le 7 mars dernier afin de préparer les travaux de cette nouvelle session. Initialement prévue le 15 mars, l’ouverture a été reportée au lundi 16 mars, le 15 tombant un dimanche.
Lors de cette réunion préparatoire, le bureau avait examiné les grandes orientations des travaux parlementaires de la session de mars, qui sera principalement consacrée au contrôle parlementaire de l’action du gouvernement.
Les membres du bureau avaient également abordé une question d’actualité liée aux déclarations du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, lors de sa conférence de presse du 4 mars 2026.
Selon la rapporteure du Sénat, les propos du sénateur relatifs à une éventuelle révision ou modification de la Constitution du 18 février 2006 ont été tenus à titre strictement personnel et n’engagent pas l’institution.
Le bureau a, à cet effet, appelé les sénateurs à faire preuve de responsabilité et de retenue dans leurs prises de position publiques, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires.
« Les institutions de la République doivent demeurer des espaces de cohésion, de stabilité et de responsabilité politique, et non le cadre d’expressions individuelles susceptibles de fragiliser l’unité nationale », avait souligné la rapporteure.
Le bureau du Sénat a enfin réaffirmé son attachement aux idéaux de paix, d’unité et de souveraineté nationale défendus par le président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Ben Kapuku







