Le président ad intérim de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et le secrétaire général Augustin Kabuya a pris plusieurs décisions disciplinaires au sein du parti présidentiel. Trois cadres ont été suspendus de leurs fonctions pour des faits jugés contraires à la ligne du parti.
Parmi eux figure Abraham Luakabuanga, secrétaire national adjoint en charge de la Communication, Information et Médias. Il est accusé d’actes répétés d’insubordination et de manquements graves à l’égard de la hiérarchie. Très présent sur les réseaux sociaux, l’intéressé a rejeté cette décision, la qualifiant de « non conforme au règlement d’ordre intérieur et aux statuts de l’UDPS/Tshisekedi ». Il a en outre réaffirmé « la nécessité urgente d’organiser le congrès » du parti afin de « rétablir la légitimité de ses instances ».
Les deux autres cadres sanctionnés sont Nixon Leya, secrétaire rapporteur adjoint, reproché d’avoir participé à des actions ayant perturbé la réunion de l’exécutif national du 23 octobre dernier, et Antoine Ababifuanina, secrétaire national adjoint en charge de l’Organisation et de l’Implantation.
Ces mesures interviennent dans un contexte de vives tensions internes au sein de l’UDPS, où plusieurs voix s’élèvent pour réclamer plus de transparence dans la gestion du parti et la tenue d’un congrès inclusif. Une situation qui témoigne des divisions persistantes au sein de la formation politique du chef de l’État.
Ben Kapuku







