L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a lancé, jeudi 19 février à Kinshasa, le processus de délivrance des nouvelles cartes professionnelles des journalistes.
Présenté comme essentiel à l’encadrement de la profession, ce document a été dévoilé au cours d’une cérémonie organisée à l’Hôtel Béatrice, sur le boulevard du 30 Juin, dans la capitale congolaise.
Prenant la parole à cette occasion, le président national de l’UNPC, Kamanda wa Kamanda, a qualifié la carte de presse de « garantie d’identité, de protection et de responsabilité professionnelle » pour les journalistes exerçant en RDC.

« La carte de presse n’est pas une contrainte. Elle est une garantie : garantie d’identité, garantie de protection, garantie de responsabilité. Elle distingue le professionnel de l’imposteur. Elle protège par l’encadrement fondé sur la déontologie », a-t-il déclaré.
Le président de l’UNPC a insisté sur la mission de régulation et d’autorégulation de l’organisation. « Aujourd’hui, l’UNPC assume pleinement sa mission. Nous ne restreignons pas la liberté de la presse, nous ne contrôlons pas, nous responsabilisons », a-t-il affirmé.
Il a également salué l’accompagnement du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, qu’il considère comme un signal fort en faveur de la réforme du secteur médiatique.
Selon Kamanda wa Kamanda, la nouvelle carte professionnelle ne se limite pas à un simple document administratif. Elle constitue un instrument de crédibilité et de protection pour les journalistes, tout en renforçant leur responsabilité dans l’exercice du métier. Elle répond par ailleurs à la recommandation n°70 des États généraux de la presse, qui appelait à une réforme structurelle de l’UNPC et à la modernisation de ses outils.
Pour l’UNPC, l’identification formelle des journalistes participe à la consolidation de l’État de droit. « Un journaliste identifié, formé et reconnu est un acteur de l’État de droit. Il participe à la transparence, à la redevabilité et à la cohésion nationale. La salubrité médiatique suppose l’éthique, la rigueur et l’autorégulation », a conclu le président national.
Ben Kapuku







