Uvira : deux jours de paralysie après la contestation de l’affectation d’un nouveau commandant militaire

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La ville d’Uvira a connu deux jours de paralysie des activités, secouée par des manifestations populaires contre l’affectation du général Olivier Nditéfa à la tête de la 33ᵉ région militaire. L’officier est soupçonné par une partie de la population d’avoir contribué à la chute de la ville de Bukavu.

‎Dans un communiqué rendu public ce jeudi 4 septembre, la mairie d’Uvira a déploré ces perturbations, marquées notamment par des échanges de tirs entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les combattants Wazalendo, ainsi que par des mouvements de grève ayant paralysé la ville.

‎Face à la contestation, la mairie appelle les habitants à l’apaisement et à « l’amour du pays, dans le sens de responsabilité, ainsi que le respect des institutions et du garant de la République ». Une réunion d’urgence a été convoquée ce vendredi 5 septembre afin de « mener une concertation rationnelle et constructive » avec les organisateurs des manifestations.

‎Pour sa part, Luc Marie Mwene Ngabo, acteur de la société civile du Sud-Kivu, estime que cette crise révèle la nécessité d’un meilleur travail de coordination entre les FARDC et les Wazalendo. « Ils doivent parler d’une seule voix pour neutraliser l’ennemi », a-t-il déclaré.

‎Tout en reconnaissant la colère exprimée par une partie de la population, les autorités municipales exhortent les manifestants à mettre fin aux troubles et à privilégier la paix. « Uvira doit se bâtir dans la raison et non dans la violence », conclut le communiqué.

‎Ben Kapuku

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