L’opposant Ados Ndombasi, membre de la coalition C64 et leader d’Alternative 2028, affirme avoir alerté, plusieurs années auparavant, sur les failles liées à l’organisation et au fonctionnement du corps des sapeurs-pompiers.
Ancien député national, Ados Ndombasi rappelle avoir déposé, le 13 octobre 2022, une proposition de loi consacrée à l’organisation et au fonctionnement du corps des sapeurs-pompiers. Selon lui, cette initiative visait notamment à renforcer la prévention et les capacités d’intervention face aux risques d’incendie.
L’opposant affirme toutefois que son texte n’avait pas reçu l’adhésion attendue au sein des institutions, qu’il attribue à son appartenance à l’opposition.
« La prévention a subi la rigueur du partisanat. Aujourd’hui, nous le payons cash », déplore-t-il.
Cette réaction intervient après l’incendie meurtrier survenu dans une salle des fêtes à Kinshasa, lors d’un mariage, un drame qui relance les interrogations sur les dispositifs de prévention des incendies, les moyens d’intervention des sapeurs-pompiers ainsi que le respect des normes de sécurité dans les lieux accueillant du public.
Pour Ados Ndombasi, cet événement tragique met une nouvelle fois en lumière la nécessité de considérer la sécurité civile comme une priorité, au-delà des clivages politiques. Il estime que les mécanismes de prévention et d’intervention doivent être renforcés afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Son rappel de la proposition de loi déposée en 2022 intervient ainsi dans un contexte où la question de l’efficacité des services de secours et de la prévention des risques urbains revient au centre du débat public en RDC.
Solange Makwanya







