Dans la nuit du mardi 9 décembre, les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) ont mené une nouvelle incursion meurtrière dans le village d’Idohu, situé dans le territoire d’Irumu, au sud de la ville de Bunia. L’attaque, survenue aux environs de 20 heures locales, a une fois de plus plongé la population de cette partie de l’Ituri dans la psychose.
Selon Christophe Munyanderu, activiste et défenseur des droits humains au sein de la CRDH/Irumu, les assaillants ont surgi dans le village en ouvrant le feu.
« Pendant les échanges de tirs, un bébé d’environ trois mois a été atteint par balle et est mort sur place. Trois hommes qui revenaient de leurs champs sont tombés entre leurs mains. Ils ont été tués à la machette. Leurs corps sont pour l’instant déposés au centre de Komanda en attendant l’inhumation », a-t-il rapporté.
Le village d’Idohu, situé le long de la RN4 sur l’axe Komanda–Luna, dans le groupement Bandavilemba, chefferie de Walese Vonkutu, est régulièrement la cible d’attaques attribuées aux ADF. Plusieurs incursions meurtrières y ont déjà été enregistrées ces derniers mois, malgré la présence des forces de sécurité dans la région.
Ironie du calendrier, cette nouvelle attaque est intervenue le même jour que la cérémonie officielle marquant la reprise du trafic sur la RN4, organisée exceptionnellement à Luna-État en raison de l’insécurité persistante sur l’axe concerné. Cet axe stratégique relie le territoire d’Irumu en Ituri à celui de Beni, au Nord-Kivu.
Les habitants d’Idohu, éprouvés par une série d’exactions attribuées aux ADF, lancent un nouvel appel aux autorités civiles et militaires pour un renforcement urgent des dispositifs sécuritaires et une intensification des opérations visant à neutraliser ces groupes armés.
Ben Kapuku







