Face à la recrudescence inquiétante des cas de choléra en République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation nationale pour freiner la propagation de l’épidémie.
Lors d’un briefing conjointement animé par le ministre de la Santé publique, Dr Samuel Roger Kamba, et le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, le numéro un de la Santé en RDC a exprimé sa vive inquiétude face à la montée des cas : plus de 35 000 ont été enregistrés depuis le début de l’année, dont 2 085 à Kinshasa, la capitale.
« Il s’agit d’une urgence sanitaire. Nous devons adopter des comportements responsables pour freiner la maladie », a déclaré le Dr Kamba.
Il a rappelé les principaux gestes de prévention : lavage régulier des mains avec du savon, consommation d’eau bouillie ou traitée, respect strict de l’hygiène alimentaire, et recours immédiat aux structures de santé dès l’apparition des premiers symptômes tels que la diarrhée ou les vomissements.
Un traitement gratuit disponible sur tout le territoire
Le ministre a tenu à rassurer la population : « Le traitement du choléra est gratuit dans toutes les zones de santé du pays. Nous avons récemment réceptionné 20 tonnes de kits médicaux, et d’autres sont attendus. Aucun patient ne sera abandonné. »
Il a également insisté sur l’importance d’agir rapidement : « 80 % des décès liés au choléra surviennent en communauté, car les malades tardent à consulter. Ce retard est fatal. Il ne faut pas s’automédiquer. Rendez-vous immédiatement dans un centre de santé dès les premiers signes. »
Appel à la vigilance citoyenne
Le gouvernement appelle la population à faire preuve d’une vigilance accrue, à respecter scrupuleusement les mesures d’hygiène, à ne pas céder à la panique, mais à agir avec responsabilité. Des campagnes de sensibilisation seront intensifiées dans les jours à venir pour limiter la progression de l’épidémie.
« Le choléra peut être vaincu si chacun joue son rôle. Ensemble, nous pouvons sauver des vies », a conclu le ministre de la Santé.
Ben Kapuku







