Félix Tshisekedi rejette tout dialogue avec des acteurs associés à l’agression contre la RDC

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En visite à Bruxelles, le président de la République Félix Antoine  Tshisekedi Tshilombo a fermement écarté l’idée d’un dialogue incluant des représentants liés à l’agression dont la République démocratique du Congo est victime. Devant la communauté congolaise, il a dénoncé les tentatives de manipulation autour de cet appel au dialogue et réaffirmé sa position de principe : pas de négociation avec les agresseurs.

‎Le président de la République, Félix Tshisekedi, a rejeté à Bruxelles l’idée d’un dialogue national qui impliquerait des acteurs associés à l’agression contre la République démocratique du Congo. 

‎« Cette manipulation est aussi à l’intérieur du pays. Tous ceux qui parlent de dialogue et qui présentent à leur manière les choses, en disant que nous ne voulons pas du dialogue… Oui, nous ne voulons pas de ce dialogue-là. On veut d’un dialogue entre Congolais qui sont tous contre cette agression », a déclaré le chef de l’État congolais, s’adressant à la communauté congolaise vivant en Belgique,

‎Félix Tshisekedi a appelé ceux qui prônent le dialogue à faire preuve de clarté en désignant d’abord l’agresseur et en le condamnant ouvertement.

‎ « La seule chose que je demande à ces gens, c’est d’abord de nommer l’agresseur clairement, de le condamner. C’est à partir de là qu’on peut dire que ce sont des patriotes. On ne fait pas le dialogue avec les émissaires des agresseurs. Quand ils arrivent à la table de discussion, ils parlent que d’intérêts des agresseurs », a-t-il insisté, avant d’ajouter :
‎« À moins qu’on me dégomme ou qu’on me tue, tant que je serai vivant, cela n’arrivera pas. »

‎Félix Tshisekedi a également fustigé les anciens processus politiques conclus à la suite de négociations militaires, qu’il juge responsables de la persistance des crises sécuritaires.

‎ « C’est à cause de ça que nous sommes toujours dans le problème. Toutes ces farces qu’ils ont appelées dialogue, qui se sont terminées par mixages, brassages, je dis plus jamais », a-t-il martelé.
‎« On introduit dans nos institutions des gens inféodés à l’étranger, avec des nationalités douteuses. Je veux bien qu’on discute des problèmes du pays, mais cela ne doit plus se terminer ainsi. »

‎Ces déclarations interviennent alors que le président a récemment mis en place, au sein de son cabinet, une équipe chargée de travailler avec les confessions religieuses dans le cadre du dialogue national inclusif. Cette structure a pour mission d’harmoniser et d’enrichir la feuille de route élaborée par la CENCO, l’ECC et d’autres plateformes religieuses, en vue d’un « pacte social pour la paix et le bien-vivre ».

‎Ce cadre de concertation,  entre le chef de l’État et les responsables religieux, s’inscrit dans la vision d’un dialogue exclusivement congolais, centré sur la cohésion nationale et la souveraineté du pays.

‎Ben Kapuku

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